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Archéosite de Montans - l'archéologie au présent

Archéosite de Montans : l'archéologie au présent

Niché au coeur d'un vignoble millénaire, l'Archéosite vous convie à un incroyable voyage dans le temps. Situé à 4 km de Gaillac, le village de Montans est en effet connu pour sa production de céramiques durant la période gauloise puis romaine.

Poussez les portes du musée et partez à la rencontre des potiers gallo-romains avec des objets archéologiques et des reconstitutions grandeur nature. Vous découvrirez notamment les célèbres céramiques sigillées qui, produites à Montans, étaient exportées sur toute la façade atlantique au cours des deux premiers siècles de notre ère. Un commerce très lucratif comme l'illustrent les dépôts monétaires conservés dans la salle des trésors. Les amphores vinaires, italiques et gauloises, vous feront quant à elles remonter aux origines de l'histoire du vin en Gaule.

Expositions temporaires, animations, conférences, spectacles et ateliers pédagogiques sont organisés tout au long de l'année. L'Archéosite participe également à plusieurs événements nationaux et organise, au mois d'avril, une semaine de reconstitutions romaines. Une façon originale et ludique de découvrir l'Archéologie autrement.

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Des collections en prise directe avec le territoire et l'identité locale

 

L'Archéosite rassemble l'ensemble des objets mis au jour lors des opérations réalisées à Montans depuis les années 1960, ainsi qu'une partie des collections issues des fouilles préventives ayant été menées sur le territoire intercommunal. A ce jour, l'Archéosite bénéficie également, pour son exposition permanente, de dépôts du Musée Raymond Lafage à Lisle-sur-Tarn (hache polie, carreaux de pavement, statuettes en céramique et en alliage cuivreux), du Musée Toulouse-Lautrec à Albi (11 haches de Castanet, sur le territoire intercommunal) et du Service Régional de l'Archéologie (collections préhistoriques).

 

(Crédit photo : J.-F Peiré/DRAC Midi-Pyrénées)

 

Quelques objets n'appartenant pas à ce périmètre géographique sont également présents au sein de l'Archéosite car ils illustrent certaines des thématiques que nous développons. Enfin, d'autres objets sont le résultat de don fait à l'Archéosite par des particuliers. C'est notamment le cas de la collection rassemblée par Raymond et René Jard dans les années 80 sur Giroussens (mobilier archéologique et archives de fouilles).

 

Au total 184 sites sont recensés dans nos collections. Ils témoignent de la vie, des cultures et des pratiques des différentes sociétés humaines qui ont peuplé ce territoire situé entre Tarn et Dadou, de la préhistoire jusqu'à la période médiévale.

 

Des collections réparties en deux grands ensembles  :

 

Les objets remarquables : ce sont les objets dont l'état de conservation et l'intérêt majeur qu'ils revêtent, permettent une restitution au grand public. L'essentiel de ces collections est actuellement en exposition permanente. D'autres objets qui, pour des raisons principalement de conservation, n'ont pas encore intégré ce premier groupe, font partie de projets permettant de les inclure à terme dans le parcours de visite.

 

 

 

 

(Crédit photo : J.-F Peiré/DRAC Midi-Pyrénées)

 

Ces objets témoignent pour l'essentiel de pratiques artisanales et agricoles (céramiques, métallurgie, armement, serpette, couteau à greffer...) et de la vie quotidienne (verreries, lampes à huile, éléments de jeu tels la jambe de poupée ou encore une série de 51 jetons gallo-romains). Les accessoires de toilette et de parure (fibules, peignes, épingles, bagues, perles), des restes alimentaires, des monnaies ainsi que des éléments d'habitat (fragments de fresques et de mosaïques) enrichissent également nos connaissances des sociétés passées. Parmi ce premier ensemble, certains objets possèdent une valeur scientifique et archéologique telle, que ce soit par leur nature ou le contexte de leurs découvertes, qu'ils bénéficient d'une mise en valeur scénographique particulière (la salle des trésors comprenant notamment huit barres de fer gauloises remarquables, un dépôt monétaire de 40 pièces d'or romaines, un ensemble de jarres gauloise, peut-être liées à la fabrication de boissons fermentées).

 

Les collections d'études : qui concernent l'ensemble des objets et des vestiges conservés dans la perspective d'études futures. Tous les matériaux y sont représentés : céramiques, pierres, bois, os, fer, métal, prélèvements sédimentaires et organiques... Là encore, d'autres dépôts de la part du Musée de Millau-La Graufesenque (collection typologique des céramiques sigillées) et du DRASSM, Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (amphores de Méditerranée), viennent enrichir les collections d'études en tant que collections de références.

 

     (Crédit photos : Archéosite de Montans)

crédit photo YKpano - Les Ambianis - Archéosite de Montans 2009

Faire revivre le passé :

Les reconstitutions historiques sont une des actions de médiation que nous organisons. Cette démarche permet de rendre l'histoire vivante et de créer un lien direct entre des passionnés d'histoire, les chercheurs et le grand public au cours d'évènements intégrés dans notre programmation culturelle. Les reconstitutions se distinguent de l'archéologie expérimentale dans le sens où l'expérimentation répond avant tout à un questionnement scientifique tandis que la reconstitution a pour objet principal de transmettre les connaissances que nous avons d'une période.

 

Des reconstitutions permanentes :

Que ce soit par son côté esthétique, culturel, historique ou encore archéologique, un objet dans une vitrine peut se suffire à lui-même. L'Archéosite de Montans propose cependant d'aller plus loin et de placer le mobilier archéologique dans son contexte en créant plusieurs espaces de reconstitutions :

  La rue romaine : Les fouilles de Montans ont mis au jour plusieurs fondations de bâtiments datant de la période romaine, alignés selon un axe de circulation. Afin de permettre aux visiteurs de se projeter plus facilement dans cette époque et d'en recréer l'ambiance, le musée accueille la reconstitution d'une rue, telle qu'elle aurait pu exister à Montans au début de notre ère. Son organisation générale est directement issue des vestiges découverts lors de fouilles de la route départementale qui traverse le village. L'apparence précise des bâtiments et leurs fonctions restent toutefois hypothétiques. Les exemples permettant d'imaginer l'aspect d'une rue sont à chercher ailleurs dans le monde romain : le sud de la Gaule et, bien sûr, le site de Pompéi.

Quatre boutiques, fréquentes dans les agglomérations romaines, ont ainsi été reconstituées : le pistrinum (la boulangerie), le thermopolium (la taverne mais plutôt dans sa version restauration rapide), le ferramentarium (la boutique du forgeron) et la boutique du potier.

Domus : C'est une petite maison de ville, à la différence de la villa qui est une exploitation agricole à la campagne. Là encore, si quelques fondations de domus ont été identifiées à Montans, c'est à partir des fouilles de Pompéi que s'articule la reconstitution de l'Archéosite. Autour de l'atrium et de son bassin vous découvrirez ainsi : la culina (la cuisine), les cubicula (les chambres) et le triclinium (la salle à manger).

Un atelier de potier et un four à sigillées ont également été reconstitués dans le parc de l'Archéosite selon les methodes et les matériaux de constructions employés au début de notre ère. Le four est présenté selon une coupe qui permet de comprendre son organisation interne et la technique de cuisson très particulière introduite par les Romains en Gaule.

 

 

Les journées de reconstitution :

Chaque année, au mois d'avril, l'Archéosite accueille une troupe de reconstitution historique. Abordant tantôt la période gauloise, tantôt la période romaine, chacune des troupes s'implante dans le parc durant toute une semaine. Des démonstrations et des ateliers abordant la vie quotidienne ou la pratique militaire, permettent d'animer ces journées.

Une attention toute particulière est apportée dans le choix des troupes que nous accueillons. Chacune, loin de se contenter de véhiculer les grands poncifs dont sont affublées les périodes gauloises ou romaines, se distingue surtout par son souci de proposer des reconstitutions les plus approchantes possible de ce que fut la réalité de nos ancêtres.

(Crédit photo : VIIIe Augusta)

 

Exposition archéologie du Tarn - 2013 - Archéosite de Montans

L'archéosite s'attache, chaque année, à proposer une exposition temporaire. Si la plupart sont le fruit d'un emprunt ou d'un partenariat, l'Archéosite tend de plus en plus à créer et monter ses propres expositions afin d'être au plus près de la réalité archéologique du territoire et des collections conservées au sein du musée.

Ainsi, en 2014, et afin de commémorer le centenaire de la mort d'Elie Rossignol, premier archéologue de Montans au 19e siècle, l'Archéosite élabore une exposition intitulée "Elie, Edmond, Félix et Cie..." présentant les travaux et les principaux apports de celui qui voua sa vie à la découverte des origines du territoire situé entre Tarn et Dadou. Une exposition passionnante et un clin d'oeil symbolique à cet homme dont les travaux aboutirent, près d'un siècle plus tard,  à la création de l'Archéosite.

 

 

Quelques expositions accueillies précédemment à l'Archéosite :

"Les hommes et leur passé "(2003) : exposition du CNRS sur les missions archéologiques françaises menées à l'étranger.

"L'eau dans la vie quotidienne romaine" (2003), en partenariat avec la Maison de l'Archéologie de Niederbronn-les-Bains.

"Anna Scott, faussaire artistique ou archéologue fantaisiste?" (2004) autour de l'oeuvre d'une céramiste contemporaine qui revisite les collections antiques.

"Jouets de plastiques, jouets de terre cuite" (2007).

"Archéologie en Tarn et Dadou" (2009) qui dresse un panorama de l'archéologie sur le territoire intercommunal (partenariat Conservation départementale du Tarn et service régional de l'Archéologie).

"Mission archéo, les enquêteurs du temps" (2012) : exposition ludique et interactive avec Cap'Archéo, programme du centre de culture scientifique Cap'Sciences (33).

 

 

 

 

 

 

 

(Crédit photos : Archéosite de Montans)

Occupé depuis la préhistoire, le site de Montans est intégré au territoire des Ruthènes, un puissant peuple gaulois, au cours de l’Âge du Fer (750-50 avant J.-C.). Situé sur un promontoire dominant le Tarn, cette position stratégique et son implication au cœur d’un réseau de communications très actif, vont faire de Montans un haut lieu de pouvoir et d’échanges.

 

 

(Crédit photo : JF-Peiré-DRACMidi-Pyrénées)

 

À l’époque gallo-romaine, le développement du village s'intensifie, au point de devenir, aux côtés de Millau-La Graufesenque, l'un des principaux centres de production de sigillées de l’Empire. Cette céramique de grande qualité, à la couleur rouge si caractéristique et produite de façon quasi industrielle à Montans va, durant près de deux siècles, alimenter la plupart des marchés de la façade atlantique, d'Angleterre jusqu'en Espagne.

 

(crédit photo : JF. Peiré-DRAC midi-Pyrénées)

 

Véritable vecteur de romanité, la sigillée est une céramique semi-luxueuse que l'on utilisait lors d'occasions importantes. Elle n'est toutefois pas la seule production attestée à Montans ; la vaisselle de tous les jours, dénommée céramique commune, est également bien représentée, tout comme les amphores destinées au stockage et au transport par voie fluviale des vins produits localement, et les matériaux de construction en terre cuite (tuiles, briques,…).

 

(crédit photo : Archéosite de Montans)