Historique des recherches

Le caractère antique du site est reconnu depuis le 18e siècle, mais c'est réellement à partir du siècle suivant que sont entrepris des sondages qui permettent d'appréhender la superficie générale du site (environ 40 ha). C'est en particulier Elie Rossignol, notable montanais, membre de nombreuses sociétés savantes, qui s'attache à collecter et étudier les vestiges qui apparaissent en divers points de la commune. Il publie à plusieurs reprises le résultat de ses investigations. Michel Labrousse, directeur des antiquités, reprend les recherches dans les années 1960. A partir des années 1970, de façon systématique, des sondages et des fouilles méthodiques sont réalisés à l'occasion de travaux d'aménagement, notamment par l'association d'archéologues bénévoles du Centre d'Etudes et de Recherches Archéologiques de Montans (CERAM) sous la direction de Thierry Martin et Hervé Ruffat. Depuis 2002, les recherches préalables aux opération d'aménagement sont réalisées par l'Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP). L'ensemble de ces opérations répondant aux nécessités des travaux d'aménagement, aucun vestige antique n'est actuellement visible dans le village.

 

 

Des fouilles au musée - petite chronologie

- 1987 : 14 communes s'associent dans le cadre de la Charte intercommunale Tarn et Dadou. Parmi les projets communs mis en oeuvre, se trouve le projet de valorisation du site archéologique de Montans, qui fait alors l'objet d'une étude de faisabilité.

- 1990 : installation d'un petit musée associatif dans le presbytère du village, animé par l'association "Montans site Gallo-romain", composée de Montanais soucieux de mettre en valeur l'histoire de leur territoire.

- 1992 : découverte d'un trésor de 40 pièces d'or du Ier siècle qui vient confirmer l'intérêt d'un lieu d'expositions et de valorisation du site. En parallèle est créé un Syndicat mixte pour la valorisation du site de Montans, composé de 20 communes et du Conseil général du Tarn. Un partenariat est également tissé avec l'Université de Toulouse – le Mirail, le Service régional de l'archéologie/DRAC et le CERAM.

- 1995-1996 : inauguration du centre archéologique et de l'Archéosite. Le financement de la construction des deux bâtiments a été assuré par : le Ministère du Tourisme, la Communauté européenne – FEDER, le Conseil Général, le Syndicat Mixte, le Conseil Régional, le Ministère de la Culture – DRAC et la Charte intercommunale Tarn et Dadou. Le fonctionnement est associatif.

- 2002 : Convention Archéosite/Service régional de l'archéologie/Mairie de Montans/Institut national de recherches archéologiques préventives dans le but de faciliter la prise en compte du patrimoine archéologique de la commune dans le cadre de travaux d'aménagement.

- 1er janvier 2010 : L'Archéosite rejoint la compétence culturelle de la communauté de communes Tarn et Dadou.